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Châteaudun d'hier à aujourd'hui

L'histoire de Châteaudun en quelques lignes.

Evêché vers la fin du Ve siècle avec Saint-Aventin.
Evêque de Chartres, Saint-Aventin aurait opéré un miracle en sauvant son frère de la lèpre. Par cet acte, il permet la christianisation du territoire voué au culte druidique et fait naître les trois premières églises qui se multiplient par la suite.

Au lendemain des invasions normandes, Châteaudun est administrée par des comtes amovibles dont Thibaud V, Comte de Blois, Chartres et Tours.

En 1197, une charte de communes est octroyée à Châteaudun.

Au début du XIIe siècle, une abbaye est installée près du château comtal. Châteaudun est la capitale du Dunois à cette époque.
Louis d'Orléans acquiert au XIVe siècle les comtés de Blois et de Dunois et ce jusqu'au XVIIIe siècle.

Jehan de Dunois

 

 

A sa mort, son fils aîné Charles, le poète d'Orléans hérite de son patrimoine. Détenu par les anglais lors de la Guerre de Cent Ans, il cède à son demi-frère, Jehan de Dunois, le comté et la vicomté de Dunois. Il entreprendra alors la construction d'une partie du château. Ses descendants les Longueville y ajouteront l'aile du XVIe siècle.

 

 

 

Jusqu'au XVIIe siècle, le développement économique repose sur quelques industries comme celles du textile : draps, serges, 
couvertures. Des moulins sont installés près des grottes. Les tanneries prospèrent.

D’autres activités comme la boissellerie, la tonnellerie, le fer y participent. Elle acquiert une importante fonction agricole grâce à l’élevage des chevaux et moutons, la culture de la vigne et des céréales, ainsi qu’à sa situation géographique qui lui permet des échanges commerciaux.
En 1723, un violent incendie lui ôte une partie de son tracé médiéval (le quartier Saint-Lubin et le château ont pu être préservés). Est alors dessiné par Jules Michel Hardouin Mansart, un nouveau modèle urbanistique sobre et raffiné. La ville nouvelle s’ordonne autour de la place du 18 Octobre 1870, du centre-ville actuel.

Châteaudun n’échappe pas à la Révolution qui occasionne la mutilation et la destruction d’édifices religieux.

Le 18 octobre 1870 : près de 1 200 francs-tireurs et gardes nationaux affrontent une division prussienne dix fois plus nombreuse. Au terme d’une bataille acharnée, la ville subit à nouveau de nombreux dommages. Ce fait d’armes héroïque lui vaut d’entrer dans l’Histoire, elle reçoit en 1877 la Croix de la Légion d’Honneur.

Place du 18-Octobre, anciennement place Royale, en 1870

Au cours de la Seconde Guerre Mondiale, elle est soumise à plusieurs bombardements : le quartier de la gare, le camp d’aviation et le quartier de la Madeleine seront sévèrement touchés. Ce n’est que le 17 août 1944 qu’elle retrouve sa liberté.

Ce n’est pas sans cause si l’on retrouve sur ses armoiries la devise "Extincta revivisco" ("Eteinte je renais ").

LE SAVIEZ-VOUS ?
(D'après Châteaudun capitale du Dunois de Monique Rolland)
Ce nom est celui d'un patriote dunois de 32 ans abattu par les nazis le 2 août 1944. Agent de liaison du commandant Roquet, un Nantais évadé du camp de concentration de Voves en 1943, il fut massacré au cours de l'attaque de l'Espérance, vieille ferme située entre Gohory et Logron.
Pendant que sa femme et un jeune réfractaire de 17 ans parvenaient à s'enfuir, il réussit à tenir tête aux assaillants durant plus d'une heure. Mais des grenades incendiaires ayant été lancées sur la maison au toit de chaume, il dut se rendre; après l'avoir torturé pour essayer, mais en vain de le faire parler, les nazis le tuèrent de plusieurs coups de pistolet.
Avant l'incendie de 1723, cette rue, qui partait de la Pointe Thibault, pour aboutir rue du Coq, se nommait rue Sainte-Françoise ou rue de Blois. Elle devint ensuite rue de Blois et, à partir du 28 janvier 1945, rue André Gillet.

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